La journée européenne de l'IEP de Toulouse

 

De 15h à 17h une table ronde « Construire l'Europe avec les Européens » avec des intervenants impliqués à différents niveaux de l'Union Européenne : Philippe Arraou (responsable au sein du Mouvement Européen France), Henri Del-Pup (Professeur à l'IUFM de Toulouse, spécialisé dans les questions identitaires), Jean-Marie Fraysse (Chargé de projet dans l'association Chèvrefeuille), Béatrice Ouin (Membre du Comité Economique et Social Européen). Ils ont apporté leur point de vue et leur expérience de la construction de la citoyenneté européenne sous un angle culturel et identitaire.

 

De 18h à 20h un débat a été organisé par notre comité avec les têtes de liste pour la région Sud-Ouest pour les élections européennes de juin 2009. Ce débat a été animé par Julie Couzinet, Vice-Présidente de l'association. Etaient représentés : le PS, Europe Ecologie, Le Front de Gauche, le MoDem et l'UMP.

 

Enfin, les étudiants toulousains, français, européens, internationaux ont été invités à clore cette journée ensemble, lors d’une soirée 100 % européenne à La Bodega.

 

 

 

Compte rendu du débat des têtes de liste à l’IEP

 

 

 

 

 

 

 

Le Comité Régional Midi-Pyrénées du Parlement Européen des Jeunes-France (PEJ-France) a donc organisé un débat à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Toulouse entre plusieurs têtes de listes aux élections européennes dans le cadre de la journée européenne organisée dans les locaux de l’IEP ce jour-là.

 

Étaient présents au débat les cinq candidats têtes de liste principaux (ou leur représentant) pour les élections européennes dans la circonscription du Sud-Ouest : Kader Arif, tête de liste PS et eurodéputé depuis 2004, José Bové, tête de liste d’Europe écologie, Pierre Esplugas, chargé de communication pour l’UMP, Jean-Luc Mélenchon, tête de liste pour le Front de Gauche, Robert Rochefort, tête de liste du MoDem.

 

Kader Arif a été le premier à s’exprimer, après avoir naturellement remercié les iepiens pour leur vote massif en faveur de la liste PS. Il a rappelé l’importance qu’avait, selon lui, l’Union Européenne et ces élections qui représentent trente ans d’appels aux citoyens (depuis 1979) à l’échelle continentale, ce qui est unique sur la planète. Importance à la fois pour les nombreux concitoyens ayant vécu les guerres européennes et pour les jeunes, voyant l’Europe comme leur avenir, de par des programmes tels qu’Erasmus.

Robert Rochefort, ayant pris la parole à son tour, a déclaré qu’il souhaitait faire le maximum pour que les gens viennent voter aux élections du 7 juin. Pour lui, les Français sont fâchés avec la représentation de l’Europe et l’apparence du Parlement Européen à l’heure actuelle. Trois propositions ont donc été formulées par Robert Rochefort pour renforcer le poids du Parlement et ramener les électeurs aux urnes : celle d’informer à l’avance les citoyens des thèmes que le Parlement va traiter, celle de la transparence des débats au Parlement, et enfin celle - qui découle des deux précédentes – d’instaurer un vrai débat entre parlementaires et non-parlementaires.

 

José Bové, a fait remarquer pour commencer que toutes les listes candidates n’étaient pas représentées dans le débat. L’important pour lui serait d’expliquer les enjeux de ces élections aux gens. Il regrette en ce sens le manque d’investissement des autres candidats, mis à part M. Mélenchon, dans la campagne et le peu de couverture médiatique de l’événement. Il a rappelé, pour illustrer son propos, que 75% des lois votées en France sont la transposition de directives européennes. Il a souligné vouloir présenter un projet alternatif de coordination des politiques nationales, en particulier en matière de protection de l’environnement.

 

Pierre Esplugas, après avoir présenté les excuses de Dominique Baudis, a assuré ne pas ressentir un désintérêt vis-à-vis des affaires européennes de la part des citoyens. Cependant, pour lui, ces élections n’apporteront pas pour la France un grand changement, faute d’alternance. M. Esplugas a néanmoins constaté un tournant depuis le referendum de 2005 : grâce aux « nonistes », tels que Jean-Luc Mélenchon et José Bové, un vrai débat pédagogique a vu le jour.

 

Enfin, pour Jean-Luc Mélenchon, les citoyens doivent s’occuper de l’Europe puisque l’Europe s’occupe d’eux. C’est aux citoyens de se prendre en main et d’aller voter pour décider. Il est d’ailleurs partisan du vote obligatoire. Le peuple se désintéresse car il a l’impression qu’on ne l’écoute pas, mais il doit déjà se faire entendre. Cependant pour M. Mélenchon le système est anti démocratique, il ne sert pas l’intérêt général du peuple, mais celui plus de l’argent.

 

Après cette présentation générale des listes faite par chacun des candidats et avant les questions de l’audience, une question a été posée par la modératrice du débat, vice-président du Comité Régional. Cette question portait sur la crise et le rôle du Parlement Européen dans sa résolution.

 

Ensuite, c’est le public qui a pu interroger directement les candidats. Un étudiant a alors lancé le débat sur la PAC et le nucléaire, qui a fait beaucoup réagir les intervenants.

 

 Des jeunes représentants du NPA présents dans le public ont ensuite pris la parole, pour présenter quelques unes de leurs idées.

 

 

 Le débat a été conclu sur l’idée que ce sont les jeunes qui pourront faire progresser l’Europe car ce sont eux qui feront la différence dans les urnes le 7 juin. Il faut donc que les jeunes se mobilisent.

 

 

Résultats de la simulation de vote

 

 

 

Dès onze heures a eu lieu une simulation de vote installée dans les locaux de l’IEP, qui a permis à chaque étudiant de l’établissement de venir exprimer sa voix avant de le faire « pour de vrai » le 7 juin prochain. Puisque l’Europe se veut moderne et écologique, c’est un vote sur ordinateur que le PEJ avait organisé : il suffisait à chaque votant d’émarger puis de cliquer sur la liste de son choix.

Jusqu'à la clôture du vote à seize heures, cent-deux iepiens sont passés devant l'écran de vote. Un bien maigre chiffre, comparé aux mille trois cent vingt et un inscrits, même s’il faut prendre en considération que bon nombre d’étudiants ne pouvaient être présents ce jour-là, notamment les les 5èmes années étant en stage. De plus, la plupart des cours sont terminés dans l’établissement.

Bien que peu représentatifs et laissant difficilement présager les résultats qui tomberont le 7 juin prochain, les chiffres de la simulation de vote (voir encadré) ont été annoncés au début de la conférence qui réunissait les candidats têtes de liste pour les élections européennes dans la circonscription du Sud-Ouest.

Résultats de la simulation de vote

Nombre d’inscrits : 1321

Nombre de votants : 102

Votes blancs : 2

PS : 29,41%

MoDem : 19,61%

Europe écologie : 17,65%

UMP : 13,73%

Front de Gauche : 9,8%

NPA : 2,94%

CPNT : 1,96%

FN : 1,96%

Debout la république : 0,98%

LO : 0%

 

 

 

 

 

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